Welcome to (Green Day) Paradise

Kerrang – Août 2016

août 17th, 2016

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Scans.

Et juste comme ça, Green Day est de retour. 4 ans après la trilogie, 3 ans après leur dernier concert au Royaume-Uni, et un bail depuis l’incident du show de iHeartRadio pendant lequel Billie Joe a eu un pétage de câble sur scène qui l’avait contraint à entrer en rehab. Le plus grand groupe de punk-rock au monde sort un nouvel album. Juste comme ça, ce qu’on avait bien vu manquer au rock revient en force.
Mais Revolution Radio ne se contente pas de nous délivrer des chansons à 3 accords avec des paroles pleines de sagesse sur un air de punk. C’est Green Day qui redécouvrent leur essence, comme si on leur avait dit qu’il ne leur restait plus qu’un jour à vivre. Le premier single « Bang Bang » détonne avec un refrain à la Dookie. La reste de l’album garde la même énergie, comme le titre qui ouvre l’album « Somewhere Now » (« I put the riot in patriot« ), le nostalgique « Outlaws » ou encore « Youngblood » avec son jubilant « Fuck You, I’m from Oakland« . C’est du Green Day classique.
Contrairement aux disques précédents qui s’étalaient en longueur, Revolution Radio délivre 45 minutes intenses. Le groupe se recentre et nous offre sa meilleure performance Green Day-esque depuis American Idiot. Et l’album ne pouvait pas mieux tomber, dans un monde chaotique où nous avons les yeux rivés sur le plus grand idiot américain Donald Trump, le terrorisme, les fusillades, et le racisme au sein des forces de police aux USA.
Il s’agit du plus grand groupe de punk rock qui rappelle à tout le monde pourquoi il est là. Il s’agit d’un retour de Green Day en pleine forme. Il s’agit de Green Day, revitalisé.

Aujourd’hui, la revitalisation passe par le groupe lui-même. Dans une chambre d’hôtel surplombant un terrain de golf dans l’Orange County, proche de l’Océan Pacifique où le groupe aime faire du surf, tout le monde a l’air surexcité, et content de revenir. Tandis que Tré Cool ajuste la clim et que Mike prépare du café pour tout le monde, le trio ressemble à une fratrie. Il est indéniable que BJ, Mike et Tré ne pourraient se passer les uns des autres. Ils ont aussi un nouveau dynamisme, et BJ a de nouvelle étoiles dans les yeux.
« L’album a été fait comme il fallait. Entre amis.« , sourit BJ.
« Je crois que Tré n’a jamais aussi bien joué, félicite Mike en souriant. J’ai vraiment adoré joué avec mon groupe, et tout balancer avec eux. »
« Oui, les parties de Tré sont les meilleures qu’il ait jamais faites, et c’était génial de le voir jouer », continue BJ. « Ca sonnait très bien dans le studio, je crois vraiment que c’est un nouveau départ pour nous. »

Et un nouveau départ, le groupe en avait bien besoin. Après l’incident d’iHeartRadio, et les tournées qui ont suivi, Green Day avait besoin d’un break. Depuis qu’ils ont emmené leur punk dans les stades du monde entier, ils n’avaient jamais vraiment arrêté.

« Je pense qu’on avait besoin de faire une longue pause, et de ne rien faire pendant un petit moment. » explique BJ. « Sur les derniers albums, je ne sais pas, j’étais assez agité. C’était assez obscur dans ma tête, je ne me souviens pas de tout. C’était bien malgré tout, on a fait de bonnes chansons, mais… Voilà, on a fait une pause. On a pris le repos dont on avait besoin. »
Mike continue: « On ne se pose jamais, même quand on est chez nous. Il nous a donc fallu du temps pour vraiment rester tranquilles et apprécier le fait de ne rien faire. Je crois qu’avant, on faisait semblant de se poser. On n’a jamais vraiment arrêté. Là c’était la première fois qu’on s’est complètement relâchés, et on voulait se redonner envie de revenir pour jouer et partir en tournée. »

« C’était… différent de passer de jouer dans des stades à sortir ses poubelles », plaisante BJ. « C’est complètement différent mais ça a fait du bien d’être chez nous à Oakland. »
Cette période a permis aux membres de Green Day de recharger leurs batteries et de se concentrer sur leurs vies, loin du groupe. Et à part sortir les poubelles, BJ voulait mener une vie d’homme normal.
« Je suis sorti et j’ai trouvé cette vieille Ford Falcon qui datait de 1962, j’avais envie de la retaper. Tous les jours, je passais du temps dans le garage pour bosser dessus. Ca m’a fait saigner, ça m’a bien pris la tête par moment, mais c’était fun. Puis j’ai pris du temps avec ma famille, j’ai vu mes fils grandir et devenir des jeunes hommes. Je suis resté avec ma femme pour la regarder bosser sur ses projets, sur Project Chimps ou la NRDC. C’était sympa. »
Pendant ce temps là, Tré s’est marié, et Mike a dû faire face à une pause plus sérieuse.
« Pendant un petit moment j’ai tout mis de côté, parce que ma femme suivait un traitement contre le cancer du sein. Ca a duré 8-9 mois, et on est bien content de s’en être sortis. Et personne ne peut être plus heureux que ma femme de nous voir de retour! »
Les membres de Green Day se sont donc fait très silencieux, même s’ils ont quand même participé à quelques événements ponctuels, comme au Rock & Roll Hall of Fame et un show caricatif au Gilman Street (« On est passés de l’un à l’autre, tu parles d’une boucle à boucler« , sourit BJ). Malgré tout, comme depuis ses 14 ans, BJ n’a pas cessé de composer. Pas forcément pour un album ou des chansons à faire écouter, mais juste des chansons. Puis un jour, il était temps.

« On a senti à quel moment il était temps de revenir. J’ai écrit « Bang Bang » et « Somewhere Now » et là j’ai senti que ça allait quelque part. » explique BJ.
« L’énergie était là, raconte Mike. Je crois que c’est ça le truc. On a pris une bonne pause et on était prêt à faire de la musique. BJ m’a appelé pour me dire qu’il avait des compos et on s’est dit qu’on se tenait au courant pour se retrouver quelque part et jouer ensemble. »
Ce quelque part, c’est le studio de BJ, Otis. C’est là-bas que Green Day a commencé à travailler sur les chansons qui se trouvent sur Revolution Radio, et qu’ils se sont re-découverts.
« On ne savait même pas comment ça allait marcher, parce que le studio était vraiment tout petit« , explique BJ. « Mais on s’est posés là, on a enregistré la première chanson et on s’est dit que ça sonnait bien. Je pense qu’on s’est servis de toutes les expériences qu’on a pu avoir. Que ce soit jouer à l’Emirates Stadium, au Gilman, ou n’importe quel show qu’on a fait, en plus de notre pause et des événements personnels qu’on a connus. Ca nous construit, ça nous donne de l’instinct dont on s’est servis pour cet album. On sait ce qu’on fait maintenant! »
BJ compare ça à la création de leur album « Kerplunk » en 1992. « Mais avec beaucoup plus de temps« . Le groupe a auto-produit l’album. Mike, pour la première fois, a pris des leçons de basse qui lui ont permis de trouver de nouvelles façons de jouer. Tré Cool a même réglé lui-même sa batterie en studio. « Je n’avais pas fait ça depuis Dookie! J’avais toujours un technicien avec moi qui m’aidait à installer ma batterie. Mais là j’ai tout repris de zéro. C’est comme quand on fait son propre pain, on ne va pas prendre une pâte déjà faite, on fait tout nous même. C’était cool. »
BJ ajoute « C’était vraiment fun, on s’est amusés. Il y avait cette énergie du groupe de potes qui joue ensemble. Personne d’autre. C’était juste nous qui faisions un album ensemble. C’était simple. Il y a des groupes qui ont des compositeurs, des producteurs qui en font trop, et ça peut fausser tout le processus au final. On s’est simplement dit « Soyons juste Green Day, putain ». »

Et c’est bien du putain de Green Day. Sur ces 45 minutes, on trouve des références à toute la carrière du groupe. L’arrogance de Kerplunk, l’effervescence de Dookie, la sagesse de Nimrod. Mais le monde dans lequel est plongé Revolution Radio est unique, et n’a même rien à voir avec la période polémique anti-Bush d’American Idiot. Cela emmène l’album dans des parties sombres qui reflètent le monde actuel.
« Bang Bang » évoque la culture des armes aux USA et ceux qui sont mentalement atteints. Ca aurait pu se passer à la période de Basket Case », raconte BJ. « Ca parle du gamin qui a commis une fusillade à Santa Barbara en 2014. Je ne veux pas utiliser cet événement pour foutre en l’air les familles. Mais quand j’ai vu qu’il avait mis en ligne ses revendications sur Facebook ou autre réseau social, qu’il était narcissique à ce point avec son comportement psychopathe…. Il disait que les filles ne l’aimaient pas et qu’il allait se venger. Je me suis dit « Putain mais c’est vraiment un psychopathe. » C’était il y a 2 ans, donc bien avant les élections, mais c’est encore d’actualité avec Donald Trump. On continue d’avoir cette culture des armes et il y a toujours des fusillades. Maintenant on voit des flics tirer sur des noirs, et des psychopathes qui tirent sur des flics. On se croirait dans Batman. Les médias n’aident pas non plus, donc ce que j’ai écrit il y a deux ans était une métaphore, mais c’est devenu la réalité. On dirait que ça prédisait le futur. »
Sur « Say Goodbye », il chante « Teach your children well from the bottom of the wall« . (« Apprends à tes enfants depuis le bas du mur »)
« Je pense à la ville de Flint dans le Michigan, comment on met les gens dans des situations désespérées, ils essaient de s’en sortir mais leur gouvernement local est corrompu, donc il n’y a aucune aide. Ils vont juste sauver leur propre peau et c’est tout. Comment on peut éduquer des gens qui sont en train de crever de faim? Il n’y a que des crises, ça en donne mal à la tête. La chanson parle de ça. »
Bien que les paroles de la plupart des chansons aient été écrites bien avant que Trump ait la possibilité d’accéder à la Maison Blanche, le groupe explique que les thèmes d’inquiétude dans un monde violent peuvent parfaitement être utilisés en ce moment. Inutile de préciser que les membres du groupe ne sont pas fans de Trump.

« Le pire chez Trump, ce sont les gens qui le suivent. Je me sens mal pour eux, parce qu’ils font partie d’une classe assez pauvre. Ils sont en colère et ils s’accrochent à sa haine. Il leur dit qu’ils n’ont pas d’autres choix et qu’il est le seul à pouvoir les sortir de là. C’est ce qu’Hitler disait putain! Je ne vois pas d’autres explications. J’aimerais bien dire que j’exagère. Peut-être que parfois j’exagère avec Bush. Mais Trump, j’ai vraiment hâte qu’il se casse. »
Ceci étant dit, Revolution Radio n’est pas simplement American Idiot version 2016, ou comme Tré le dit: « Avant on était choqués quand il y avait une fusillade. Maintenant, on se réveille en se demandant combien il y en a eu ».
On retrouve aussi des chansons sur la jeunesse libérée, mais aussi des titres qui évoquent la guérison de BJ.
« Il y a des choses personnelles, comme sur « Still Breathing », qui parle des problèmes d’addictions à la drogue. Sur les gens qui se sentent désespérés, qui vivent au jour le jour, surtout dans le monde actuel. Est-ce que ça m’a fait du bien de poser mes émotions dans une chanson ? Oui, bien sûr. J’étais dans un état d’esprit assez clair pendant toute la composition. Ca a fait du bien »

Et maintenant que la machine est prête à repartir, le « du bien » se transforme en « trop hâte », le groupe s’apprêtant à faire son retour.
« Je sens qu’il y a pas mal d’attente, je me sens surexcité, mais aussi un peu nerveux. » explique BJ, sur les prochains mois qui les séparent de la sortie de l’album. « Mais c’est un bon cocktail d’émotions où on a beaucoup de motivation. On a tellement hâte de repartir en tournée, ça fait tellement longtemps. On est heureux, et on adore le nouvel album. C’est bon, c’est le Green Day à son apogée, et je ne vois pas d’autres façons de le dire. »
Mike approuve: « Cet album, dans toutes ces parties, j’ai l’impression qu’il y a un gamin qui fait du air guitar dessus. J’ai hâte de repartir en tournée, de voir des visages familiers, et de tout déchirer. »
Tré ajoute: « J’ai hâte qu’on repasse du temps dans le bus, de faire les soundchecks, les interviews et tout. Ca me manque vraiment de partir en tournée, et j’ai hâte de donner des concerts, et de vivre tout ce qu’il y a entre les shows. C’est un super mode de vie. »

Et cette excitation autour de l’album est contagieuse. Lorsque le groupe en parle, on peut ressentir une grande énergie dans la pièce. Malgré les quelques côtés sombres qu’on retrouve sur l’album, les membres de Green Day n’ont jamais été aussi heureux. C’est notamment dû à leur pause, qui leur a permis de prendre du recul par rapport à tout ce qu’ils ont fait.
« On a beaucoup de reconnaissance, explique BJ. Ca fait du bien parfois d’avoir un peu de nostalgie et de prendre du recul sur ce qu’on fait, sans tomber dans l’extrême. Quand on repense au Rock & Roll Hall of Fame, on a partagé tout ça avec nos familles, mais aussi avec nos amis et des groupes qui nous suivent depuis nos débuts, comme Operation Ivy, Tim Armstrong, Aaron Cometbus. Notre ancien batteur John Kiffmeyer aussi. C’était génial de pouvoir avoir ce recul et de pouvoir partager ça. Avec nos fans aussi… »

« Après le Rock & Roll Hall of Fame, il y avait vraiment ce sentiment de gratitude, et je pense que c’est parce qu’on ne s’était jamais vraiment posés, après toutes ces années, pour prendre le temps de voir ce qu’on avait fait » raconte Mike. « On a toujours bossé, en allant de l’avant. On restait toujours dans le présent, on rentrait de tournée et on se mettait à faire des répéts 4 à 6 jours par semaine. Donc là on a enfin tout arrêté et on a regardé en arrière. Et on s’est dit « Putain, on a fait beaucoup de trucs! ». Et je suis tellement heureux que malgré tout le chaos qu’on ait pu rencontrer dans nos vies et dans le monde, j’ai ces deux mecs à mes côtés avec qui je peux jouer et créer des choses incroyables. Rien que pour ça, j’ai de quoi être reconnaissant. »

« On n’avait jamais eu vraiment l’occasion de faire un album avec cet état d’esprit là« , conclue BJ, « Et ensemble, on va tout faire péter. »

Et juste comme ça, Green Day est de retour. Renouvelés, rafraîchis, et prêts à conquérir le monde une nouvelle fois.

Q&A IHeartRadio

août 17th, 2016

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Hier, le groupe a répondu à des questions sur le compte Twitter de @IheartRadio. Voilà un récap:

Est-ce qu’on peut s’attendre à une tournée au Royaume-Uni bientôt?
Oui, on va bientôt y aller, et on a hâte de faire la tournée mondiale

Quel est le cadeau le plus fou qu’un fan vous ait offert?
Un jour, un fan nous a envoyé sa tête. #nereproduisezpasçachezvous

Est-ce que vous considérez Revolution Radio comme un album concept ?
Revolution Radio contient le meilleur du vieux Green Day du récent. Un nouveau souffle qui dépasse les concepts, ce sont des bonnes grosses chansons de 3 minutes.

Qu’est-ce qui vous a fait décider de revenir à vos bases ? C’était votre décision, ou est-ce que c’était spontané ?
Mike: La base de Green Day a toujours été que Billie moi et Tré on se retrouve dans une pièce pour jouer, et c’est exactement ce que reflète l’album

Est-ce qu’on est tous d’accord sur le fait que Tré est génial dans tout ?
Tré: OUI
Vous avez déjà du rencontrer pas mal d’artistes qui vous ont inspirés. Quelle a été votre rencontre la plus marquante?
Mike: Je crois que c’était quand j’ai rencontré Captain Crunch. C’était vraiment CEREAL #surreal

(pour info Captain Crunch est une marque de céréales, d’où le jeu de mots « cereal – surreal (incroyable) »

Est-ce qu’on peut s’attendre à vous voir en concerts aux USA en 2016 ?
Oui, bonne question. Est-ce que vous saviez que nous allons apparaître dans le documentaire #TurnItAroundTheStoryOfEastBayPunk ?

Est-ce que vous appréciez les oeuvres d’art que font les fans de vous ?
BJ: On adore. Mieux on en a mieux c’est.

Est-ce qu’il y a une chanson d’amour sur l’album?
Oui, il y a Youngblood et Ordinary World

3 mots pour décrire le nouvel album ?
Holy Fucking Shit

Tré, quel est ton animal préféré ?
La panthère de l’espace

Quand avez-vous joué avec le groupe Neurosis pour la première fois ?
En 1990 à Gilman pendant un show pour Lookout Records

Est-ce qu’il y aura un clip pour « Bang Bang »?
Oui et c’est Tim Armstrong qui est à la réalisation

Tré, avec quel kit de batterie préfères-tu jouer ?
SJC

Quelle est votre chanson préférée de Revolution Radio ?
Still Breathing déchire tout!

 

Interview Rolling Stone – Août 2016

août 13th, 2016

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Rolling Stone

Il y a 2 ans, Billie Joe Armstrong était sur la route en direction de Manhattan, lorsqu’il a croisé une foule de manifestants. Ils protestaient contre la décision d’un juge qui avait refusé d’inculper un officier de police pour le meurtre de Michael Brown, et étaient descendus dans la rue en bloquant les routes sur des kilomètres. Billie Joe s’en est trouvé inspiré. « Je suis sorti de ma voiture et je me suis mis à marcher avec les gens. C’était quelque chose de voir les gens se rebeller contre l’ancien régime. »

Cette expérience a inspiré le titre qui donne son nom au nouvel album de Green Day, « Revolution Radio » (sortie prévue pour le 7 octobre). Une collection de chansons qui ont pour sujet l’état chaotique dans lequel se trouve les Etats-Unis en 2016. Ce n’est pas entièrement un album politique comme American Idiot, puisqu’on y retrouve également des chansons plus personnelles telles que « Ordinary World », balade qui clôt l’album.
Cela dit, la plupart des chansons évoquent les problèmes sociaux : « Still Breathing », aborde des thèmes brûlants, selon Billie Joe ce titre « raconte la vie d’un junkie, d’un parieur, d’une mère célibataire et d’un soldat, et comment ces vies s’entremêlent. ». La chanson la plus virulente est le premier single « Bang Bang », écrit du point de vue d’un tueur de masse.

Revolution Radio est le premier album de Green Day à sortir depuis le séjour en désintox de Billie Joe en 2012 pour addiction aux médicaments. Cela avait forcé le groupe à reporter des dizaines de dates de tournée pour la promotion de leur trilogie Uno, Dos, Tré, sortie la même année. Bien que Billie Joe ait guérit, le groupe a dû faire face à d’autres épreuves. En 2014, la femme de Mike, Brittney, a été diagnostiquée d’un cancer du sein. Peu après, c’est Jason White qui a été diagnostiqué d’un cancer des amygdales. La perspective d’un nouvel album s’est arrêtée à ce moment-là. Par chance, fin 2015, Jason White et Brittney avaient guéri, et Green Day ont commencé à travailler sur un nouvel album dans leur studio d’Oakland, en l’auto-produisant (première fois depuis Warning).

Nous avons parlé avec Billie Joe au sujet de Revolution Radio, sur les difficultés rencontrées par le groupe ces 4 dernières années, sur la réception plutôt mitigée de la trilogie, et sur leur prochaine tournée mondiale.

Voilà 4 ans qu’on ne vous avait plus vus. Est-ce que vous aviez prévu de prendre une pause aussi longue après la trilogie ?
Le temps est passé. Et finalement ça a été une pause assez longue. On n’a rien forcé pour commencer à bosser sur le nouvel album. On ne s’était pas dit qu’on allait composer un nouvel album tout de suite après la trilogie. On a juste fait une pause. Il y avait beaucoup de choses qui se passaient dans nos vies respectives, et puis d’un coup, des chansons me sont venues en tête et là on a commencé à s’y mettre.

Quelle est la première chanson qui a tout lancé ?
J’ai emménagé dans un nouveau studio que j’ai construit à Oakland, et j’ai commencé à faire quelques riffs de mon côté. La première chanson sur laquelle je me suis dit qu’il y avait quelque chose, c’était « Bang Bang ». Puis le morceau qui ouvre l’album, « Somewhere Now ». J’ai commencé à faire des démos, que j’ai montrées à Mike et Tré. C’était le test. Et ils ont adoré.

A quand ça remonte ?
A il y a 2 ans.

Donc il y a eu deux ans pendant lesquelles tu n’as pas composé ?
J’ai fait un film, « Geezer », pour lequel j’ai composé la chanson « Ordinary World ». J’ai aussi composé de la musique pour une pièce de théâtre, « These Paper Bullets ». Je n’ai jamais arrêté de composer. J’ai aussi fait un album avec Norah Jones. Mais pour notre nouvel album, il n’y avait pas vraiment d’approche. J’ai laissé les choses se faire. J’avais tellement la tête dans des autres projets, qu’un jour je me suis senti inspiré pour écrire « Bang Bang ». Juste comme ça.

Votre trilogie d’albums était très ambitieuse. Ca donne l’impression que cette fois vous vouliez avoir une autre approche.
Oui, il faut aller dans l’inconnu. Pour la trilogie, on n’arrêtait pas de composer, comme des machines. Jusqu’au point où on forçait un peu. Cette fois, pour ce nouvel album, c’était l’opposé. On a laissé faire les choses naturellement.

Il y a tellement de bonnes chansons sur cette trilogie. Je pense que c’était peut être juste trop à digérer d’un coup.
Ah vous croyez? (Rires) Je trouve qu’il y a quelques bonnes chansons quand même. Et si je devais le refaire, je le referais… On voulait faire quelque chose de plus brut, sans rien vraiment préparer ; puis finalement c’est l’inverse qui s’est produit. Cela dit, j’aime bien les chansons. Et c’était un album amusant à faire.

Est-ce que tu peux parler de l’inspiration derrière «Bang Bang»? Je ne veux pas t’enlever les mots de la bouche, mais je crois que ça raconte le point de vue d’un tueur de masse.
Oui. Ca évoque cette culture qu’il y a, entre toutes les fusillades qui arrivent aux USA et le narcissisme des réseaux sociaux. Il y a toute cette haine, et en même temps tout est filmé et on se retrouve sous surveillance. Ca me paraît dingue. C’était un peu flippant même de se mettre dans la tête de quelqu’un comme ça. Ca m’a fait flipper. Une fois que j’ai écrit cette chanson, j’avais absolument besoin de me changer les esprits parce que j’avais trop peur.

Est-ce que c’est ton objectif de te mettre dans la tête d’un personnage et de comprendre son raisonnement dingue pour faire quelque chose d’horrible ?
Je ne dirais même pas que j’essayais de comprendre. J’essayais juste de cerner le personnage. Je ne sais même pas pourquoi quelqu’un ferait quelque chose d’aussi horrible parce moi je ne ferais jamais tout ça. Je voulais juste que ça montre la culture dans laquelle on est, sans prétention.

Ca fait 20 ans que vous avez toujours travaillé avec des producteurs, qu’est-ce qui vous a fait décider d’auto-produire cet album ?
On s’est juste dit qu’on allait voir ce que ça allait donner, entre nous trois et notre ingénieur du son Chris Dugan. Cette fois j’avais envie de ressentir la liberté de tout faire par nous-même, et se poser dans une pièce. De cette façon, il n’y avait pas d’intermédiaire, et ça nous forçait à rester ensemble. C’était donc intéressant de voir comment les uns communiquaient avec les autres. Je trouve que Tré n’a jamais aussi bien joué de la batterie que sur cet album. Je pourrais dire la même chose de Mike à la basse. Il a vraiment beaucoup de musicalité, en tant que bassiste. Il a même pris des leçons. Et c’était super de voir comment il a développé ses talents sur ces lignes de basse.

Ca devait être un challenge pour vous par moment, vu que vous étiez habitués à avoir Rob Cavallo ou Butch Vig avec vous avant.
Ce qui était difficile surtout, c’était d’arranger les chansons sans qu’elles soient trop classiques. Après, c’est cool de faire la production et d’ajouter des choses. Après, tout vient avec les paroles, et les arrangements. C’est comme un puzzle, toutes les pièces s’assemblent.
J’ai joué pas mal de guitare avec un archet, comme Jimmy Page, un peu. Tout le monde disait « Putain on n’a jamais entendu quelqu’un faire ça», mais c’était comme si on utilisait des arrangements avec des cordes, sur les chansons « Outlaws » et « Forever Now ». C’était très cool.

Certaines personnes vont comprendre que « Still Breathing » est une chanson qui parle des problèmes personnels que tu as traversés ces dernières années, mais c’est bien plus universel que ça.
J’essaie. Je n’ai pas envie d’être égoïste (Rires). Je préfère écrire quelque chose où j’essaie d’avoir du recul, et ne pas trop rester interne. J’espère que ça rendra les gens contents et que dans un sens ça fera la différence, que les gens puissent se retrouver dans la chanson.

Est-ce que les cancers de la femme de Mike et de Jason White ont eu un impact sur l’a composition de l’album ?
Je n’ai pas l’impression d’avoir essayé d’écrire quelque chose de spécifique à propos d’eux, mais c’est sûr qu’il y a un moment donné où on finit par se dire « Putain, il y a des choses qui se passent dans la vie et ça peut vraiment être intense. » Ca doit se sentir dans l’album, j’imagine. Mais jamais je n’écrirais de truc superficiel sur un problème familial comme ça.

Ca a quand même dû avoir un impact sur l’avancée de l’album.
Oui, on ne faisait rien au début. Leur santé est passée en premier. Ces personnes sont comme des membres de ma famille. Je n’allais forcer personne à faire quoique ce soit. Ca n’aurait eu aucun intérêt. J’avais rien envie de faire. C’était comme si il me manquait un membre de mon corps. Je ne pouvais pas être créatif de cette façon, et je n’aurais pas eu l’audace d’essayer d’être créatif.

Comment est-ce que vous avez trouvé le son de cet album ?
On a laissé faire les choses. Franchement, j’allais juste dans mon studio que j’ai baptisé OTIS, je prenais ma Marshall, ma Les Paul Jr, je branchais le tout et c’était parti. Voilà, c’est comme ça que ça s’est passé. Je sais que quand on a enregistré, je voulais que les batteries sonnent différemment. Dans les premières semaines, on a essayé 4 rythmes différents à la batterie pour ne pas qu’elles soient trop classiques. On a même bossé avec des toms. Bref, tous ces trucs un peu spécifiques.

Combien de temps vous avez mis à faire cet album ?
Je dirais 5-6 mois. Mais il y a des jours où on bossait de midi à 17h. On ne bossait pas jusqu’à pas d’heure non plus.

Tu as dit que « Revolution Radio » a été inspiré par une manifestation que tu as vue à New York. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
J’étais juste en train de voir ce chaos qui était contrôlé, et ça se passait aussi dans tout le pays. J’ai senti que les gens voulaient se sentir impliqués dans ce qui leur tenait à cœur. C’est de ça dont parle la chanson.

Est-ce qu’il y a un thème général dans cet album ?
C’est intéressant. Ces chansons ont été écrites avant les élections présidentielles. J’utilise pas mal de métaphores, et je pointe du doigt certaines choses, comme tout chanteur punk rock qui se respecte. C’était intéressant de voir que des chansons comme « Bang Bang » et « Say Goodbye » sont passées de métaphores à des choses concrètes, et c’est assez dingue. C’est comme si, dans un sens, ça prédisait le futur.

De quoi parle « Too Dumb To Die » ?
Cette chanson est plus personnelle. Ca évoque le fait de grandir dans un environnement ouvrier, de ne pas savoir de quoi sera fait l’avenir, d’être le gamin qui passe son temps à fumer. Ca fait aussi référence à mon père, qui était camionneur, et je le voyais partir bosser. Je me souviens qu’il faisait souvent des grèves. Cette chanson parle du fait de se demander « Mais est-ce que ça change vraiment quelque chose ? »

« Ordinary World » est un beau point final.
Après tout le chaos qu’on retrouve dans l’album, que ce soit à travers la culture pop, ou les dernières applications qu’on utilise, tout finit par être compliqué. Au bout d’un moment, on a envie de simplicité. Et c’est ce dont parle « Ordinary World ».

L’album sort quelques semaines avant les élections. Est-ce que c’est censé refléter tout ce chaos qui règne en ce moment ?
Pour moi, c’est l’élection la plus chaotique que j’ai jamais vue. C’est vraiment flippant. Je n’ai pas envie d’ajouter plus d’outrance ou de colère. J’essaie juste de refléter tout ça. C’est la première fois que ces élections jouent sur la peur et la haine. Ca instaure un climat étrange. Tout le monde a peur. Aucun parti, et personne ne peut essayer de raisonner les autres parce que tout le monde est bloqué par la peur et la haine, et il n’y a pas d’entre deux. En gros, voilà ce que reflète l’album. Aussi, je m’inclue dedans, je fais partie du problème.

Est-ce que tu as hâte de jouer ces chansons en live ?
Oui. On va annoncer des dates très bientôt. On fait des répétitions dans le garage et ça sonne bien. Jason White, Jason Freese et Jeff Matika sont de retour avec nous, on a tout notre gang de retour.

Est-ce que ça te manque d’être sur la route ? Ca a été la plus grande pause de votre carrière.
Absolument. C’est difficile de rentrer chez soi et de ne rien faire, parce qu’on commence à se sentir comme un chômeur. Tu essaies de trouver ton but dans la vie. C’est le plus difficile entre les albums. Quand tu fais une pause, tu t’éloignes de tout ce que tu aimes. C’est pas comme quand on part en vacances, ou que tu te dis que t’as besoin d’un break parce que tu n’aimes pas ton boulot. C’est dur. Au début ça fait du bien, on se dit qu’on peut faire tout ce qu’on veut. Puis au bout d’un moment, tu te demandes ce que tu peux faire. Donc là oui, on a hâte, tout le monde aussi.

A chaque fois que je vous vois en concert, je suis choqué de voir tous ces jeunes qui viennent à vos shows.
C’est assez rare ce qu’on a. Je crois que personne d’autre ne peut avoir tous ces nouveaux fans comme on a. Je ne dis pas ça de façon arrogante, mais ça part d’une observation que j’ai fait au fil des ans. Il y a toujours des gens qui viennent nous voir et qui ont 15-20 ans. Et puis d’un coup, 10 ans plus tard, les gens ont 25, 26 ans, qui te disent que Dookie a été leur premier album, ou American Idiot, ou Nimrod. Et je suis sûr que c’est ce qui va continuer à arriver. A chaque fois qu’on sort un album, on voit ça, et c’est juste génial.

Beaucoup de gens disent que le rock est mort. On ne doit pas ressentir ça pendant vos shows.
C’est con de dire ça, que ce soit pour n’importe quel style de musique. C’est comme si on disait « L’air est mort », « L’eau est morte ». Ca n’a pas de sens.

Je sais que le groupe a connu des épreuves difficiles ces quatre dernières années. Comment tu te sens maintenant que l’album est prêt et que vous vous préparez à partir en tournée ?
Honnêtement, je ne me suis jamais senti aussi bien de ma vie. J’ai tellement de chance d’avoir ce groupe depuis 25 ans maintenant. Ca fait aussi 22 ans que je suis marié. Mes amis vont bien, ce sont des bonnes personnes et j’adore trainer avec eux. Et ils disent aussi qu’ils adorent trainer avec moi (rires). Tout va bien. Donc je suis dans un état d’esprit idéal pour partir en tournée, pour un album comme celui qu’on a.

Est-ce que tu es optimiste pour le futur des USA ou est-ce que tu es inquiet ?
Je suis optimiste, honnêtement. Tout ce dont parlent les gens à la TV, ce sont toutes les conneries. C’est comme si ces élections étaient une émission de télé-réalité. Mais regardez aussi tout ce qui se passe à côté. Je pense que Bernie Sanders a changé quelque chose, pas seulement en tant que candidat protestataire, mais il a réussi à faire quelque chose au sein de Washington. Il a réussi à motiver les jeunes à aller voter, à s’engager dans leur ville. Je pense que sur ces 10 prochaines années, ça va pas mal bouger.

Enfin, qu’est-ce que tu espères que les fans tirent de Revolution Radio ?
Merde, j’en sais rien ! J’espère qu’ils vont aimer. J’espère qu’ils vont chanter avec nous quand on leur jouera les chansons.

Nouvel album « Revolution Radio » et nouveau single « Bang Bang »

août 12th, 2016

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Comme prévu, Green Day a sorti son nouveau single « Bang Bang ». Vous pouvez voir la lyrics-video ici, en attendant d’avoir le clip officiel !

En même temps, la sortie du nouvel album a été annoncée! Il s’intitule « Revolution Radio » et sortira le 7 octobre prochain. Vous pouvez désormais le pré-commander, ce qui vous permettra de télécharger immédiatement « Bang Bang ».
Si vous voulez avoir l’album en édition collector avec un livret ou en vinyl, c’est possible, il vous suffit d’aller sur cette page et vous pouvez passer votre commande ! Vous avez aussi le choix de rejoindre le fanclub pour des avantages exclusifs.

Voici la tracklist de « Revolution Radio »:

  1. Somewhere Now
  2. Bang Bang
  3. Revolution Radio
  4. Say Goodbye
  5. Outlaws
  6. Bouncing Off The Walls
  7. Still Breathing
  8. Youngblood
  9. Too Dumb To Die
  10. Troubled Times
  11. Forever Now
  12. Ordinary World

Où pourrons-nous écouter Bang Bang jeudi ?

août 9th, 2016

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On sait que le nouveau single de Green Day sera disponible ce jeudi 11 août. Mais à partir de quelle heure, et sur quelle plateforme ?

– Pour l’instant, aucune annonce n’a été faite concernant la diffusion officielle de  « Bang Bang ». Est-ce que BJ donnera lui-même un lien via son Instagram ? Est-ce que la chanson sera disponible directement sur les plateformes de streaming et Youtube ? Pour l’instant, on ne sait pas!

– La radio californienne Radio 105, qui a pu écouter en avant-première la chanson, a annoncé diffuser la chanson à partir de 7h du matin heure US (16h heure française). Vous pouvez écouter la radio en ligne ICI (si ça marche chez vous…)

– Pour ce qui est de la France, nous avons contacté les radios susceptibles de diffuser le single (Virgin Radio et Oui FM). Pas de réponse de la première, mais OUI FM nous ont dit qu’ils attendaient d’avoir des infos de Warner France. Bref, c’est pas gagné pour l’instant si on veut une exclu en France.

– Dans tous les cas, dès que la chanson est disponible, on vous postera le lien! En attendant, attention aux fakes qui peuvent trainer sur Youtube !

Pochette du single « Bang Bang »

août 8th, 2016

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Voici la pochette officielle du single « Bang Bang », qui sort ce jeudi !

Nouveau single « Bang Bang » le 11/08

août 1st, 2016

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Ca y est, Green Day sont de retour ! Maintenant que le nouvel album a fini d’être enregistré, les nouveaux morceaux seront présentés cette semaine à la radio américaine Live 105 (en écoute privée pour le staff de la radio). Billie Joe a annoncé quant à lui sur son compte Twitter que le premier single de ce nouvel album s’intitule « Bang Bang » et qu’il sera en écoute dès le 11 août prochain !

Film « Geezer » au Tribeca Festival

mars 9th, 2016

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Le film « Geezer », dans lequel BJ assure le premier rôle, sera projeté pour la première fois le mois prochain lors du prestigieux festival Tribeca, à New York.
Voici le pitch officiel du film:

« Perry est un homme comblé. Marié et père de deux enfants, il vit paisiblement dans sa ville de banlieue. A l’occasion de ses 40 ans, il cherche à reprendre contact avec sa vie passée, lorsqu’il était chanteur dans un groupe de punk rock. La réalité de sa crise de la quarantaine va rapidement, et avec humour, reprendre le dessus sur ses petits plaisirs de jeunesse. »

Le festival se tient du 13 au 24 avril, la date précise de la projection n’a pas encore été révélé. BJ donnera également ce soir-là un concert à cette occasion.
Pas encore de date de sortie dans les salles annoncées, on ne sait pas non plus si une sortie en France est à prévoir.

RUMEUR: Sortie du nouvel album au printemps

février 16th, 2016

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Information qui n’a pas du tout été confirmée ou annoncée officiellement, mais une rumeur circule selon laquelle le nouvel album de Green Day sortirait bien plus tôt qu’on ne le pense.

Selon un tourneur australien, le groupe sortirait son album au printemps (avril/mai) et Green Day aurait prévu des concerts pour début 2017 en Australie. On pourrait donc imaginer un retour sur scène du trio d’ici cet été.

Tout ceci ne reste bien qu’une RUMEUR, attendons encore un peu voir si elle se confirme.

Ce qui est sûr néanmoins, c’est que le groupe est bel et bien en studio, puisque Billie Joe a déjà posté plusieurs photos depuis leur studio via son compte Instagram.

Hommage de BJ à David Bowie

janvier 12th, 2016

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Comme de nombreux artistes, Billie Joe a tenu à rendre hommage à David Bowie:

« Quelqu’un de proche m’a envoyé ce sms. La personne parfaite qui donne des infos horribles. Et celle là fait mal… La première fois que j’ai entendu David Bowie, c’était sur MTV dans les années 80… « Let’s Dance », « Modern Love », « China Girl »… Je crois que c’était pendant sa période « Pop star », mais même dans sa période la plus commerciale, il continuait d’être la popstar la plus étrange et la plus créative dans la musique pop. C’est bien plus tard, pendant mon adolescence et quand j’ai eu la vingtaine que j’ai commencé à me pencher davantage sur ses albums et que j’ai trouvé un « artiste » qui était complètement dingue et qui était prêt à mettre son passé dans un coin pour laisser place à un nouveau personnage. Un nouveau visage. Une nouvelle mode. Un nouveau genre de musique… Merde j’ai l’air d’un crétin avec ce que je dis maintenant… bref… ce n’est pas une éloge funéraire… Je suis vraiment triste qu’il soit parti… Et je suis honoré d’avoir vécu sur la même planète en même temps que lui. C’est un héros… is there life on mars ?

Billie Joe »