Infos sur les chansons de RevRad

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A 2 semaines de la sortie du nouvel album « Revolution Radio », les membres de Green Day révèlent l’inspiration derrière les morceaux qui le composent!

1. « Somewhere Now »

Le titre qui ouvre l’album alterne entre des sons rêveurs proches d’interludes acoustiques et des explosions dans le style des Who. Tré Cool considère que ses parties à la batterie sur ce morceau sont les meilleures qu’il ait jamais faites. Billie Joe annonce dans la première phrase « I’m running late to somewhere now that I don’t want to be » (« Je suis en retard quelque part à présent où je n’en ai pas envie »). A propos de la chanson, BJ déclare « C’est l’introduction que je préfère parmi tous nos albums. Je trouve qu’on s’y retrouve vraiment, qu’on l’écoute en partant au boulot, ou en allant chez le dentiste. » D’autres paroles: « How did life on the wild side get so dull » (« Comment est-ce que la vie du côté sauvage est-elle devenue si ennuyeuse? ») font écho aux épreuves qu’à traversées BJ après sa cure de désintox: « Comment est-ce qu’on arrive à faire face à soi-même? Avant, quand je me posais cette question, je me prenais une bière. Maintenant, il faut que j’apprenne à respirer un peu plus. Je n’ai jamais su gérer l’ennui. Je n’ai jamais su quoi faire quand je me retrouve seul. »

2. « Bang Bang »

La chanson la plus rapide et la plus agressive de l’album est aussi le premier single, et le premier morceau qu’a écrite BJ pour cet opus. « Ca a fait du bien d’avoir une chanson comme celle-ci qui s’est écrite naturellement. C’est une des meilleures chansons punk que j’ai jamais composées. C’est arrivé comme ça. Je n’ai pas trop réfléchi. Je l’ai montrée aux mecs. Je leur ai dit que ça sonnait comme du Green Day. Mike et Tré étaient étonnés. » Sur ce titre, BJ chante en prenant le point de vue d’un tueur de masse. « C’était vraiment flippant quand je me suis mis dans la tête du personnage. J’ai commencé à me sentir mal. »

3. « Revolution Radio »

« Give me cherry bombs and gasoline! » (« Donnez-moi des bombes et de l’essence« ) BJ chante sur ce titre. Cette idée lui est venue à New York il y a deux ans quand il est tombé sur une manifestation « Black Lives Matter ». Très vite, BJ est sorti de sa voiture pour rejoindre la protestation sur la Huitième Avenue. « Je gueulais ‘Les mains en l’air, ne tirez pas’ et j’avais l’impression d’être du bon côté de l’Histoire…Quelque chose se passait. Beaucoup de vieilles personnes meurent et les valeurs portées par les années 50 se perdent, et ce qui s’est passé dans les années 60 se manifestent maintenant plus que jamais. »

4. « Say Goodbye »

Quand BJ a composé ce morceau, c’était en réaction face aux images qui montraient les véhicules militaires dans les rues de Ferguson, Missouri. « Je me suis dit, mais merde, quand quel pays est-ce que je vis? En quoi est-ce c’est différent par rapport au Printemps Arabe?« . Une des paroles, « Teach your children well from the bottom of the well » (« Eduque bien tes enfants du fond du puit« ) est une référence directe à des événements actuels « Je pense à Flint, dans le Michigan, où les gens essayent d’éduquer leurs enfants alors qu’ils sont en train de boire des trucs toxiques. Tu ne peux pas éduquer les enfants s’ils sont dans une situation aussi désespérée ».

5. « Outlaws »

Un morceau mélancolique et intense qui fait écho à la jeunesse punk du trio « When we were outlaws/when we were forever young » (« Quand nous étions hors la loi/Quand nous étions jeunes pour toujours »). BJ explique « Je me sentais nostalgique, je me suis souvenu de l’époque où Mike et moi nous forcions les voitures des gens pour voler des cassettes, des briquets et des merdes comme ça« . Le groupe considère ce titre comme une sorte de suite à leur chanson « Christie Road » sortie en 1992 qui relatait aussi cette période du groupe.
6. « Bouncing off the Wall »

Premièrement intitulée « Concrete Dream », et un des derniers titres à être ajouté à cet album, cette chanson un côté assez fun: « It’s all that I want and I want to be free » (« C’est tout ce que je veux, et je veux être libre ») chante BJ. « Got Satan riding next to me/’Cause we’re all bloody freaks/And we’ll give you the creeps/Chasing fireflies and zeroes. » (« J’ai Satan qui me poursuit/Parce qu’on est tous des fous/Et on vous fera peur/En chassant les lucioles et les ratés »)

7. « Still Breathing »

Un junkie sur le point de mourir, un parieur qui s’apprête à tout perdre, et un soldat blessé en première ligne. Voici les personnages que l’on retrouve sur ce titre troublant. « C’était une chanson assez lourde. Parfois, je fuis cette lourdeur. Mais parfois, ça vient comme ça. » Le refrain « I’m still breathing on my own » (« Je respire encore tout seul ») fait référence au fait « qu’un moment donné, on va tous se retrouver en réanimation. Plus le temps passe, plus nos pensées deviennent sombres. »

8. « Youngblood »

Cette chanson power pop est dédiée à la femme de BJ, Adrienne, avec qui il est marié depuis 22 ans. « I want to hold you like a gun/We’ll shoot the moon into the sun. » (« J’ai envie de te tenir comme un flingue/On tirera sur la Lune dans le Soleil »). BJ explique « C’est facile d’écrire à son sujet parce qu’elle est géniale. ». La chanson s’achève avec la punchline « Are you broken/Like I’m broken/Are you restless?/She said, « Fuck you, I’m from Oakland! » (« Es-tu brisée/Comme je le suis/Es-tu agitée?/Elle me répond « va te faire foutre, je viens d’Oakland! »)

9. « Too Dumb to Die »

Après une intro assez grave, la chanson part dans une mélodie avec des accords progressifs, qu’on aurait pu retrouver sur « Dookie », mélangés avec des paroles autobiographiques. BJ chante « I was a high school atom bomb, going off on the weekends/ Smoking dope and mowing lawns/And I hated all the new trends … I’m hanging on a dream that’s too dumb to die. » (« J’étais une bombe atomique au lycée, j’explosais les weekends/Je fumais et je tondais les pelouses/Et je détestais les trucs à la mode… je m’accroche à un rêve qui est trop stupide pour disparaître »)
10. « Troubled Times »

Un titre résolument rock qui montre les USA au bord du désastre, plein de problèmes raciaux et d’inégalités économiques. BJ raconte « J’aimerais tellement dire que la phrase « We live in troubled times » (« On vit dans un monde chaotique ») est cliqué, mais ce n’est pas le cas. Trump s’en prend à la peur des gens, à leur colère et à leur désespoir… »

11. « Forever Now »

C’est le morceau le plus ambitieux de l’album, qui dure près de 7 minutes. On y retrouve un mini opéra rock, plusieurs chansons en une, dont une reprise du premier titre « Somewhere Now ». Pour BJ:  » « Forever Now » est un retour à la case départ, et c’est tellement amusant d’écrire comme ça. Tu peux te sentir comme un gosse dans sa chambre, quand tu te prends pour le Dieu du rock. » La chanson commence avec « My name is Billie and I’m freaking out » (« Mon nom est Billie et je pète un câble. »), phrase qui est la plus honnête qu’il ait jamais écrite selon lui. Le titre se termine avec  « I ain’t gonna stand in line no more » (« Je ne vais pas me plier aux règles »). BJ explique: « Ca ressemble à un slogan de manifestation. Genre, je ne vais pas accepter ce status quo, ou je ne veux pas me faire manipuler. Qu’est ce qu’on veut? De la justice. Quand? Maintenant.« . C’est en fait trois chansons que BJ a lié ensemble. « C’était assez difficile. Mais à la fin, quand on en vient à ce grand refrain où tout s’entremêle et qu’on part sur ce riff, c’était juste magnifique. »
Tré Cool ajoute « Cette chanson a été modifiée tellement de fois. Mais ce qui est bien, c’est que Billie n’a rien forcé. Il a juste laissé faire les choses et a essayé plein de trucs différents. Et puis on en est arrivé à ce moment où on s’est dit que c’était la bonne. Et c’était génial. Ca nous a tous filé la chair de poule. »

12. « Ordinary World »

BJ a composé cette balade pour son film, qui porte le même nom, où il joue le rôle d’un rockeur qui a raté sa carrière. Le réalisateur du film lui a demandé de composer une chanson que le personnage aurait pu écrire sur sa vie. Cela lui a pris plusieurs essais, mais finalement, le titre final était tellement puissant pour BJ qu’il a décidé de l’intégrer à l’album de Green Day. La phrase finale donne à l’album une touche positive « Baby I don’t have much/but what we have is more than enough/Ordinary World » (« Chéri, je n’ai pas grand chose/mais ce qu’on a est amplement suffisant/Un monde normal »)

 

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