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Interview Rolling Stone – mars 2017

mars 29th, 2017

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Nouvelle interview du groupe pour Rolling Stone!
Traduction de certains passages intéressants:

Est-ce que le fait de jouer ce soir à Washington DC à côté de la Maison Blanche, ça vous fait quelque chose par rapport aux autres dates de la tournée ?
BJ: Humm. On a toujours la volonté d’essayer de garder une énergie positive dans la salle de concert, et de créer une certaine forme d’unité. J’ai envie que les gens aient une superbe expérience, loin de toute la négativité de la presse et de Facebook. Je n’aime pas voir les gens sur leurs smartphones. J’ai envie de les voir avoir une vraie expérience humaine, qu’on soit tous ensemble.

Vous jouez 7 chansons d’American Idiot. Est-ce qu’elles vous semblent d’actualité compte tenu de ce qui se passe en ce moment en politique ?

Oui. Si vous jetez un oeil à notre carrière, il a presque un avant et un après American Idiot. Oui, on joue des nouveaux morceaux. On joue des chansons d’American Idiot. C’est difficile d’expliquer ça de mon point de vue parce que parfois, je me dis « Regarde ça, tu arrives à jouer devant 14000 personnes qui chantent tous en choeur avec leurs mains en l’air. » Quand on fait « Holiday » on dirait un envol d’oiseaux.

Vous faites monter un fan chaque soir pour jouer de la guitare. Comment est-ce que ce rituel a commencé ?
La première fois qu’on a fait ça, c’était sur la tournée d’Insomniac. On faisait un concert à la Nouvelle Orléans, et on avait du mal ce soir-là. C’était interminable. Je me souviens m’être dit « Je n’ai même plus envie de jouer. Quelqu’un d’autre veut jouer? » Alors on a fait monter quelqu’un sur scène et quand il a joué de la guitare, toute la salle s’est enflammée et ça a tout changé pour moi. C’était une expérience incroyable.

Comment est-ce que vous choisissez la personne qui va monter sur scène ?
Il n’y a pas vraiment de truc particulier. Des fois, il suffit de croiser le regard de quelqu’un, et on sent qu’il vont y arriver. Mais si quelqu’un a du mal à jouer, ça créé une énergie différente. Si je vois que la personne est incapable d’aligner deux accords, je me mets à côté et je joue les accords pendant qu’elle tente de jouer, et ça finit bien.

Ils finissent toujours par avoir l’instrument à la fin. Ca doit vous coûter cher.
Disons qu’on a une bonne relation avec Gibson.

Vous ne jouez aucune chanson de Uno/Dos/Tré. Pourquoi ?
J’ai vraiment envie qu’on se concentre sur le nouvel allbum. Quand on fait 7 chansons du nouvel album, ça laisse peu de place pour les autres. Et les gens ont aussi envie d’entendre autre chose. Je n’ai rien contre la trilogie. C’est juste que c’est comme ça.

Vous disposez d’une grande liberté. Vous pouvez faire l’album que vous voulez et faire des concerts dans des grandes salles.
J’en suis très reconnaissant. Il n’y a pas un jour sans que je me dise « Putain, je suis dans Green Day. » C’est vraiment génial.

Est-ce que tu as peur pour le futur de tes enfants ?
Humm… je vois mes enfants comme la génération Harry Potter. Il y a un sentiment de justice quand ils combattent Voldemort. C’est une histoire classique qui oppose le bien contre le mal. C’est bien d’avoir un modèle comme Harry Potter car il est là pour montrer qu’on peut combattre le mal, tout en étant un être humain avec des problèmes. Ca me donne beaucoup d’espoir.

Est-ce que cette nouvelle ère politique t’inspire à écrire de nouvelles chansons?
Je ne sais pas trop encore. J’essaie de creuser un peu ce qu’il y a à la surface. Ca prend du temps de faire un album, quand même. De toute façon c’est soit on creuse, soit on panique et on fait un truc bizarre.

Qu’est-ce que vous avez envie d’accomplir dans les 10 prochaines années et plus ?
Mike: J’ai l’impression que Revolution Radio nous a déjà ouvert les portes pour la suite de notre vie. Mais on a jamais trop réfléchi ou plannifié quoi que ce soit. Donc on continue d’écrire, de composer, et on essaie de rester géniaux! (…) Le futur va continuer de nous mettre face à des épreuves, et j’ai hâte. Depuis qu’on est devenus un peu plus adultes, on a juste envie de continuer à vieillir et à devenir plus sages.