Lyon 2005

30 juin 2005

La halle Tony Garnier, Lyon

Classical Green day

Et bien ça y est, toute cette attente récompensée…si vite mais si bien!

Tout d’abord replaçons tout ceci dans son contexte : la Halle Tony Garnier. Une sorte de grand hangar ou une gare c’est selon, l’agencement de la salle laisse a première vue perplexe. En regardant bien on réalise qu’il frôle le ridicule. Deux tribunes faces à face parallèles à la scène disposées à une distance hallucinante de la scène et une troisième face à la scène disposée encore plus au fond, c’est sur les adeptes des places tranquilles dans les coins de tribunes à coté de la scène ne vont pas être à la fête. La scène étant plus petite qu’au Zénith il est clair que pour voir le groupe correctement il va falloir être dans la fosse.

Une fois entré dans la salle une première chose apparaît, la jeunesse de l’audience ! Les récents succès du groupe y sont pour beaucoup et on constate qu’on peut maintenant vraiment parler d’une  » génération American Idiot  » concernant les fans de Green day. Jimmy eat World ouvre dont le bal. Une première partie efficace, agréable et rapide qui a le mérite de faire monter la température. Le front man du groupe est très en forme et nous en fait profiter et le son est correct. A peine entrés le groupe est parti….

Quelques longues minutes d’attente et le lapin vient annoncer l’imminence du show. L’odyssée de l’espace accompagne l’entrée du groupe puis American Idiot lance les hostilités. La foule est bien sur déchaînée et les hurlements des jeunes filles n’épargnent pas les tympans. Billie Joe met ses talents de showman en action dès les premières minutes. La qualité du son n’est pas parfaite mais très correcte, les grésillements entendus lors de l’entrée du groupe furent heureusement la seule alerte sérieuse et d’ailleurs plutôt inquiétante.

Billie Joe, Mike et Tré débordent d’énergie et cela se sent ! Billie Joe parcourt la scène dans tous les sens alors que Mike et Tré sont déchaînés. Le planning plus léger de ses derniers temps y est peut être pour quelque chose. Les premiers titres défilent, quelques mots, quelques  » Lyooooooon !  » et le concert avance. Longview, Brainstew…Tré fait le show Billie Joe visite l’avant de la fosse, la machine est en marche. Le public est bien sur largement mis à contribution. Billie Joe simule un orgasme sur Hitchin’ a ride, et dégaine les pistolets à eau entre Brainstew et Jaded. L’hystérie gagne lorsque Billie fait profiter une partie de la salle d’une vue du haut de ses fesses. Arrive Knowledge qui voit trois musiciens d’un soir finir impeccablement le titre. L’hymne Basket Case démarre dans la liesse qui l’accompagne habituellement. Suivent King for a day, sur un rythme un peu étrange au début du morceau, et Shout. Un peu de mise en scène des déguisements et une couronne et le tour est joué. La pyrotechnie est également très présente lors de ce show, pétards et surtout grandes flammes agrémentent le concert. Billie s’empare d’une magnifique Gretsh noire et se lance dans un émouvant Wake me up when september ends, tous les briquets sont bien sur levés. Minority et Maria s’enchaînent, le groupe ne jouera donc pas When I come around au grand désespoir de certains.

Le rappel arrive, la foule s’époumone à rappeler le groupe qui revient sur Boulevard of broken dreams. Le public reprend en cœur le second couplet et on se rend alors vraiment compte que la nouvelle génération de fan est majoritaire dans la salle car même le monument Basket Case n’avait pas été repris de la sorte. We are the champions sous une pluie de confettis en apothéose, Tré réorganise sa batterie à sa façon avant de quitter la scène suivi par les autres musiciens. Billie Joe est seul sur scène et termine la soirée par un impeccable Time of your life. Une chose est sure : même après avoir passé une journée chaotique, avoir été refroidi par un service d’ordre d’une bêtise inqualifiable (vous ne le saviez peut être pas mais une banderole en papier n’a pas sa place dans une salle de concert, en tout cas hier soir c’était le cas…no comment), et avoir découvert une salle plutôt étrange dans sa conception (a en regretter Bercy…c’est dire !) Green Day vous fait oublier ces péripéties en vous amène à vous dire que cela en valait la peine.

Un beau concert, du travail de pro, du bon Green day, fidèles à eux-mêmes, Billie Joe toujours aussi grand showman, voilà les appréciations qui reviendront sûrement le plus souvent au sujet de ce concert. A vous de choisir…

Résumé de Al

Tracklist
Amercican Idiot
Jesus of suburbia
Holiday
Are we the waiting
St Jimmy
Longview
Brainstew
Jaded
Hitchin’a ride
Knowledge
Basket case
She
King for a day
Shout
Wake me up when september ends
Minority
Maria
— Rappel —
Boulevard of broken dreams
We are the champions
Good riddance (Time of your life)

Le concert en vidéos
Montage des vidéos envoyées par Scola et Lucie Ramone
1ere partie (Hey oh let’s go, entrée, Jesus of suburbia, Holiday)
2e partie ( Are we the waiting, Brain stew )
3e partie ( Wake me up when september ends, Minority)
4e partie (Boulevard of broken dreams)
5e partie ( We are the champions)